Souad Labbize

Romancière, poète et traductrice, Souad Labbize a vécu à Alger et à Tunis avant de s’établir à Toulouse. Elle sera accueillie en résidence par Rhizomes aux mois d’août et octobre 2019.

Son premier roman, J’aurais voulu être un escargot (éditions Séguier, puis réédition aux éditions des lisières ), évoque la perte de l’enfance d’une petite fille, lorsqu’arrive sa puberté, dans un pays fictif nommé Toundjaz où seuls les hommes ont droit à l’espace public.

Dans un tout autre registre, les courts poèmes de Brouillons amoureux (éditions des lisières), évoquant les haikus japonais, nous plonge dans l’intimité du sentiment amoureux et touche inévitablement à l’universel. Enjamber la flaque où se reflète l’enfer (éditions IXE ), son dernier livre, raconte un viol trop longtemps gardé secret. « C’était important de donner des mots aux personnes qui ont le même vécu et n’ont pas cette facilité d’écrire. » nous a expliqué Souad Labbize lors d’une rencontre à la librairie l’Ivraie de Douarnenez en avril dernier.

Elle a établi et traduit de l’arabe une anthologie de la nouvelle poésie arabe, 95 poètes d’aujourd’hui, La valeur décimale du bonheur et traduit quelques poètes arabes contemporains.

Elle souhaite profiter de ces deux mois de présence à Douarnenez pour travailler sur des textes qui seraient ensuite illustrés par les peintures de l’Arménienne de Beyrouth Annie Kurkdjian, avancer sur les textes d’un recueil de nouvelles sur les femmes qui fuient leurs sociétés, commencer la traduction d’une pièce de théâtre d’un réfugié palestino-syrien et continuer à écrire des poèmes.

Plusieurs rencontres avec les publics sont prévues : participation au festival
Baie des plumes, rencontres autour de son oeuvre et des difficultés d’affirmer
sa différence sexuelle en Algérie dans le cadre du Festival de cinéma de Douarnenez, rencontres avec des élèves en lycées généraux et professionnels.

Plusieurs autres projets de rencontres et d’ateliers sont en construction...