Maram Al Masri

Née à Lattaquié en Syrie, Maram al-Masri entreprend des études à Damas avant de s’exiler à Paris où elle connaît une situation difficile.
En 2003, Cerise rouge sur un carrelage blanc la révèle au public francophone.

En 2009, une résidence d’écriture l’entraîne dans le Nord de la France : elle découvre « les villes noyées de brume, les maisons qui se serrent les unes contre les autres pour se tenir chaud »… Et pourtant, lorsque se mêlent rires d’enfance et fragilités sociales, crises économiques et ambiances de fêtes foraines, le regard du poète ne connaît plus de frontières.

Sa poésie, saluée par les critiques des pays arabes et traduite en de nombreuses langues, fait d’elle une des grandes voix féminines du Moyen-Orient. Ses derniers recueils, Par la fontaine de ma bouche, et La robe froissée, touchent juste. En 2015, elle sort, toujours chez Bruno Doucey, Le rapt, qui revient sur l’enlèvement de son enfant, l’arrachement. En 2013, elle nous a fait parcourir le drame syrien avec Elle va nue la liberté, magnifique réquisitoire pour la dignité des femmes et des hommes des son pays.
Un cri contre la guerre !

Son éditrice, Murielle Szac, dit d’elle : « Maram est l’exilée d’un pays blessure qui saigne en elle. Funambule toujours sur le fil entre tristesse et espérance. (…) Ce carnet intime d’une douleur n’a pas fini de nous hanter. »